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Plus haut dans les nuages

Après notre escapade à Albi dans l’article précédent, je vous propose de nous attarder sur un petit village à l’ouest à quelques dizaines de kilomètres.

Suivant la saison, la température et le taux d’humidité, le brouillard s’installe dans la vallée et suivant où l’on se trouve il est possible de voir émerger de cette couche cotonneuse un vaisseau fantôme qui sort doucement de sa torpeur matinale sous un lever de soleil. Cordes-sur-Ciel apparaît alors encore plus près des étoiles 😉 . Malheureusement, je n’ai pas eu la chance d’avoir ces trois paramètres réunis pour voir ce phénomène.

Avant de devenir définitivement Cordes-sur-Ciel, la ville porte le nom de Cordoa dans la charte de fondation en rapport avec la ville de Cordoue (Cordoba) en Espagne. Ce nom provient probablement du fait de son artisanat du cuir. Le nom de Cordes-sur-Ciel n’apparaît que depuis assez peu de temps. Il est inventé par la romancière Jeanne Ramel-Cals en 1947 et est définitivement adopté en 1993 par le ministre d’alors Paul Quilès.

Hormis cette anecdote contemporaine, le village sort de terre ou plutôt du Puech qui le supporte, en 1222 suite à la volonté de Raymond VII de Toulouse suite à la croisade Albigeoise. L’objectif était de redonner aux personnes ayant tout perdu un nouvel avenir. En 1229, le traité de Paris fait mention du village appelé alors Puech de Mordagne comme une ville forte. Suite à la mort de Raymond VII, le comté de Toulouse est rattaché au royaume de France et la ville devient ainsi terre de France en 1370.

Après cette croisade, une assez longue période de paix s’installe et permet un essor commercial. Conséquence de quoi, les artisans s’enrichissent et le montrent par les belles demeures qui longent l’artère principale. Elles sont construites principalement entre le XIIIe et XIVe siècles. Cette période de construction relativement courte permet d’avoir une harmonie architecturale de type gothique; ce qui lui vaut le surnom de “cité aux cent ogives”.

L’activité économique est moindre avec l’évolution sociale du pays et les guerres de religion. Elle recommence à renaître à partir du XXe siècle avec un groupe d’artistes replié à  Cordes durant la seconde guerre mondiale. Yves Brayer en est le chef de file et vous pouvez y retrouver une partie de ces œuvres dans le musée d’art moderne et contemporain situé dans la belle maison gothique dite « du Grand Fauconnier ». Je vous invite vivement à le visiter. A côté des oeuvres d’Yves Brayer, vous pouvez aussi découvrir quelques œuvres de Picasso.

Quelques photos pour vous donner une idée du lieu même si la lumière ne me plaît pas trop.

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